Société Américaine de Réforme Morale

L’American Moral Reform Society (AMRS) a été organisée en 1836 par un groupe de dirigeants noirs d’élite à Philadelphie pour promouvoir la moralité parmi les Américains blancs et noirs grâce à l’influence de la tempérance, de l’éducation, de l’économie et de la liberté universelle.

L’AMRS est né directement du Mouvement de la Convention nationale (NCM), qui s’est réuni pour la première fois à Philadelphie en 1830, et il a adopté de nombreux programmes de réforme du mouvement. Lors de la cinquième convention annuelle du MR en 1835, les délégués adoptèrent une proposition, conçue par l’avocat abolitionniste noir William Whipper, pour la formation de l’AMRS. Les Philadelphiens noirs dominaient les débats et constituaient la majorité des officiers choisis pour la société. Parmi les personnes nommées se trouvaient l’évêque Morris Brown de l’Église épiscopale méthodiste africaine et James Forten Sr., qui a été le premier président de l’AMRS. Bien que des plans aient été faits pour qu’une convention du MR se réunisse à New York l’année suivante, elle n’a jamais eu lieu et l’AMRS a remplacé le mouvement de la convention jusqu’à la dissolution de l’AMRS.

Même lors de la première convention de la société, le 8 août 1836, il y avait des factions parmi les dirigeants de Philadelphie ainsi qu’une rivalité interurbaine entre les délégués de cette ville et ceux de New York. Les opposants à l’AMRS ont accusé ses dirigeants d’être trop visionnaires et irréalistes. Deux politiques d’AMRS se sont révélées particulièrement clivantes: l’engagement de l’AMRS à réformer moralement l’ensemble de la population américaine, quelle que soit sa race, et l’insistance de Whipper à interdire l’utilisation de termes tels que colored et African. Les critiques de la société ont soutenu que les termes d’identification raciale n’étaient pas répréhensibles et ont affirmé que l’AMRS devrait limiter sa sphère d’action aux Noirs libres.

Après la première réunion annuelle de l’AMRS en 1837, une nette scission a eu lieu entre les dirigeants noirs du Nord sur ces questions, Whipper, Forten et Robert Purvis devenant les principaux partisans de l’AMRS. Whipper, le principal promoteur de l’AMRS, redoubla d’efforts de promotion et aida l’AMRS à créer son propre journal, le National Reformer, qui échoua après seulement un an. Les opposants à l’AMRS, quant à eux, sont devenus plus unifiés et plus insistants dans leurs appels à la relance du Mouvement de la Convention nationale.

Dans une tentative d’élargir sa base de soutien, l’AMRS admit ses premières femmes déléguées à la convention de 1839, mais son anticléricalisme garni et la renaissance du Mouvement de la Convention nationale fonctionnèrent contre l’AMRS. Elle a cessé d’être une organisation efficace après sa sixième convention en 1841.

Voir aussi Abolition; Forten, James; Purvis, Robert; Whipper, William

Bibliographie

Bell, Howard H. « The American Moral Reform Society. »Journal of Negro Education 27 (Hiver 1958): 34-40.

Treuil, Julie. L’élite noire de Philadelphie: Activisme, Hébergement et lutte pour l’autonomie, 1787-1848. Philadelphie : Temple University Press, 1988.

louise p. maxwell (1996)

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